Samedi 11 juillet 2009

Cependant, ils n’étaient plus tout seul…Un homme les avait rejoins et leur demanda se qu’ils faisaient avec ce matériel alors que la cathédrale était fermée au public.

« Nous nous sommes perdu…Ja ! Ja ! Jé suis allemande ! Ja ! Ja ! Répondu Romain.

-Ne te moques pas de moi p’tit, je sais qui vous êtes et vous suis depuis le début. Je sais ce que vous cherchez, mais je ne vais pas vous laissez faire ! Ah ça non ! Les Dieux Carnutes, on les a enterrés en construisant cette cathédrale ! Alors, on va chercher le trésor tous ensemble et surtout, ne me faite pas de faux bonds ! Sinon…L’homme montra à nos amis son révolver encore dans son fourreau…Et après, je vous ligoterai et je ferai disparaître ce trésor…Ah...Ah…Vous avez perdu !

-Ne nous laisserons pas faire…Vous ne pouvez pas gagner ! C’est un immense trésor archéologique, vous allez en priver l’humanité ! Quel homme êtes vous donc ?

- Un catholique ! Un pur ! Un dur ! Et en plus endetté, ça va mettre du beurre dans les épinards…Allez, je n’ai pas toute la nuit, emmenez-moi au trésor !

- Attendez ! Faut que je traduise…Alors…Venez…jusqu’à…Venez jusqu’à moi…être de verre ! ? Qu’est-ce-que cela veut-il dire ? Se dit le professeur.

- Mais Cernunnos, c’est un cerf, un être de terre…lui répondit Romain.

-Allez, on se dépêche ! Grommela le catholique.

- Être de verre….Être de verre…Que veut dire cette métaphore ? Se questionna le professeur.

- Peut-être s’agit-il des vitraux…On est dans un bâtiment où le verre est très présent…Mais ce sont des vitraux gothiques, il n’y a aucun lien...lança Romain.

- Mais c’est bien sûr !! Tu as raison, il doit s’agir des vitraux…Mais Romain, il faut que tu saches que les Carnutes ne sont pas mort du jour au lendemain, ils perdurèrent jusqu’au quinzième siècle. Ils intégrèrent tout les corps de métier et laissèrent dès qu’ils le pouvaient des symboles pour montrer leur appartenance. Malheureusement, on est sûr que leur extinction est définitive au seizième siècle. Donc qu’il doit s’agir d’un vitrail gothique où se trouve un cerf !

- Le Vitrail « Notre-Dame de la Belle Verrière » en contient une tête de cerf tout en bas à droite ! Répondu l’étrange inconnu. Ce vitrail, l’un des plus connue et admiré de Chartres, représente Marie in Majestas tenant son fils qui tient lui-même un livre faisant référence à la prédication de Saint Jean-Baptiste.


- Mais oui, le verrier a du vouloir faire de ce vitrail un symbole, et c’est peut-être pourquoi il a crée ce bleu, ce bleu de Chartres, couleur qu’on a jamais pu reproduire, et couleur qui devait lui rappelait ses ancêtres…continua le professeur.

- Ah !!! Donnez-moi votre pioche, je vais aller creuser seul ! Et vous resterez enfermés dans la crypte jusqu’à ce que la police arrive et vous trouve. C’est fini l’archéologie pour vous ! ». Dit l’intégriste catholique avant de s’enfuir de la crypte et d’enfermer nos compagnons sous terre.

« Que va-t-on faire maintenant ? Dit Romain avec inquiétude.

- Cet homme est le dernier des abrutis…car en aucun cas, le trésor se trouve sous le vitrail…pour la simple est bonne raison que nous nous trouvons au niveau de la plus ancienne cathédrale celle que connu Fulbert, le grand évêque de Chartres ! Et si notre verrier nous a laissé cette piste, je suppose que le trésor se trouve en-dessous du vitrail certes, mais à notre niveau ! murmura le professeur.

-Bravo, Bravo ! On va l’avoir cet intégriste ! Je sais pourquoi vous vous vouliez tant de discrétion…Allez on n’a pas de temps à perdre, surtout quand cet idiot se sera rendu compte de sa bêtise.». Termina Romain.

Ils coururent de toutes leur force jusqu’au transept droit puis le longèrent afin de se retrouver dans le déambulatoire. Chose curieuse, il n’y avait aucun accès, au déambulatoire de ce côté…Et aucune marques de rebouchage…Ils allèrent de l’autre côté, côté où se trouve le transept gauche, il y avait un accès sous le déambulatoire, le contournèrent et encore un mur. Il devait y avoir un problème, il n’y avait aucun accès, sous le vitrail. C’était comme si les compagnons qui construisirent cette cathédrale avait oublié cette partie ou l’avait cloisonnée.

Le professeur s’approcha, toucha les pierres, elles étaient humides…le mastic qui scellaient les pierres entre elles, s’émiettaient ! Nos deux aventuriers s’acharnèrent à desceller les pierres entre-elles au rythme des coups de pioche que plantait le méchant à l’étage supérieur.

Ils dégagèrent deux, trois, quatre, puis cinq énorme pierre. Le professeur par sympathie pour son jeune ami, laissa celui-ci le premier entrer avec sa lampe torche…

« Mon Dieu, il y a une fosse, mon dieu ça brille en-dessous ! Je n’y crois pas ! Oh regardez sur le mur d’en face une énorme tête de cerf dorée…cria Romain.

- Par tout les saints…Mon Dieu…Romain, il est l’heure de faire les gros titres…appelle la police…On va devenir célèbre…On va enfin pouvoir étudier les Carnutes !

- Je le fais de suite ! ». Répondit Romain. Il appela de suite la police pendant que le professeur contemplait sa trouvaille…La tête du cervidé était magnifique, grande, dorée, elle contrastait même par sa bonhommie à la rigueur catholique d’une Marie ou d’un Jésus-Christ. Il n’avait rien vu d’aussi beau de toute sa carrière !

Se trouvait, en dessous un énorme puits, très différent de ce qu’on peut s’imaginer. Il était de forme carrée, avec quelques marches pour y descendre, un peu comme ces cuves baptismales conçues au début de l’ère chrétienne. Le puits était très légèrement humide, la dernière marche donnait accès au puits proprement dit, une sorte de fosse très profonde. Quand Romain agitait sa lampe torche au-dessus de la fosse, le puits s’embrasait littéralement, tous les objets d’argent et d’or reflétant la lumière, on aurait même pu penser que le faisceau de lumière partait du fond du puits ! Sous l’imposante tête de cerf, une sorte d’autel, serti à la façon mérovingienne, d’un grand nombre de pierres, un petit seau avait été fondu dans ce qui semblait être un galet d’argent, ce seau était celui de l’ordre d’Autricum.

Nos deux amis étaient devenus par la force des choses, les deux nouveaux chefs de l’ordre d’Autricum. Ils avaient maintenant en plus d’assumer la découverte d’un tel trésor archéologique, ressusciter les pratiques religieuses perdues et oubliées des Carnutes ! Cela n’allait pas être une mince à faire !

 

La police arriva quelques dix-minutes après, arrêta l’étrange homme et libéra nos deux compagnons ! Les policiers furent aussi pris de tournis quand ils virent la beauté et l’immensité du trésor ! Déjà une énorme foule se formait au devant de la cathédrale, nos compagnons remontèrent laissant leur trésor seul, pour quelques heures, se firent une rapide beauté, et savourèrent les cinq minutes de gloire que la vie nous offre.

MORALE

Le bien et la vérité triomphent toujours !

Il est toujours bon d’avoir des rêves et de s’en donner les moyens pour les réaliser !

 

 

 

FIN

Par Romain Ravignot de Chevrier - Publié dans : Ecriture - Communauté : blog artiste
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Mardi 7 juillet 2009

La journée passa aussi lentement que la nuit. De surcroît, les découvertes s’appauvrissaient en qualité et en nombre, ce qui n’aidait pas au moral des troupes. Nos acolytes se voyaient déjà trouvant le trésor sous la cathédrale, le seul hic, c’est qu’il n’avait pas prévu leur sortie…Que feraient-ils le trésor trouvé ? Cette question resterait en suspens pour toute la journée ! Dix-huit heures sonna et leur libération se concrétisa. Ils attendirent que tous partent du site afin de prendre la camionnette du professeur sans attirer l’attention. Ils se garèrent et attendirent au Portail Sud.
 

La Cathédrale de Chartres est un magnifique bijou architectural gothique avec son clocher de style gothique flamboyant. Elle est un important lieu de pèlerinage, par le « voile de la vierge » qu’elle protège. Elle est aussi réputée pour contenir la plus forte concentration de vitraux gothiques du monde, en y entrant par beau temps, nous sommes littéralement baignés de lumière « sainte ». La cathédrale fermait à dix-neuf heures, ils profiteraient donc de la fermeture pour être tranquille. Ils se faufilèrent le long du Portail Sud avec leurs outils, jusqu’à atteindre, à ce qui correspond être à l’intérieur le déambulatoire. A l’extérieur, il s’agissait d’un escalier en colimaçon qui est vitré. Ils cassèrent une des vitres et entrèrent dans la Maison de Dieu.

Ils descendirent l’escalier et arrivèrent dans le déambulatoire, à l’endroit crucial où nous passons de la renaissance française au maniérisme… Ils continuèrent, remontèrent à l’intérieur, le Portail Sud, et longèrent le collatéral où trône une énorme croix latine faite de bois d’un style très minimaliste. Ils étaient donc enfin devant le Portail Royal et sa fameuse Rosace. A l’extérieur, trônait le Christ dans sa mandorle et à l’intérieur, c’était bien nos amis qui étaient les maîtres des lieux.

Ils descendirent les quelques escaliers sur leur gauche, et se trouvèrent en-dessous, du Vieux Clocher. Se trouvait ici, le Portail Royal doré à l’or fin qui avait été endommagé à la Révolution, magnifique témoignage de l’art de la ferronnerie française. Ils passèrent outre la chaine qui interdisait l’accès à la crypte et aux catacombes. Mais là, une grille leur barrait la route, le professeur dirigea sa grande pince monseigneur sur le cadenas, et d’un geste quasi-herculéen le sectionna.

Ils continuèrent le chemin du souterrain, c’était très humide et la température était bien tombée. Ces catacombes étaient, en fait, les fondations d’anciennes cathédrales, d’anciennes églises, le tout taillé à même la pierre, et où reposait de nombreux évêques. A la première intersection, comme le précisait leur plan, ils tournèrent à gauche et longèrent attendant la deuxième à droite pour tourner. Les voilà enfin dans la galerie principale, celle qui longeait la nef, ils étaient donc au-dessous du grand labyrinthe. Celui-là même qui voyait des centaines de touristes en chercher l’issue à genoux. Ils coururent et ils y étaient enfin, mais, rien ! Le professeur pensait à tord que le puits se trouvait sous l’autel principal de la cathédrale, il avait simplement oublié que celui-ci avait bougé à la Révolution…

Après quelques minutes, il se rendit compte de son erreur, ils continuèrent alors dans la galerie, jusqu’à arriver sous l’autel extravagamment baroque. Et là, une étrange inscription…une tête de Cerf avec une inscription en gaulois. C’était surement un indice, heureusement que notre professeur parlait le gaulois, sinon ils n’auraient pu continuer…

Par Romain Ravignot de Chevrier - Publié dans : Ecriture - Communauté : le rêve, l'art et l'écriture..
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Lundi 6 juillet 2009

A peine rentré, il demanda à sa mère de lui préparer un truc rapide à manger, afin de consacrer un maximum de temps à ses recherches, il avait envie d’y arriver…Attablé, il se jeta littéralement sur sa part de pizza, ses parents lui posèrent des questions, mais Romain était trop occupé à manger le plus vite possible, pour leur répondre. La pizza finie, il prit un café et monta directement dans sa chambre, ses parents étaient sidérés, ils ne savaient ce qui se passait.

Il cherchait sur internet des plans de Chartres, de toutes les périodes…Afin de faire des comparatifs, sauf que sur internet le choix restait assez restreint. Il se concentra d’abord sur les espaces boisés de ville, puis les plans d’eau, ces recherches ne menant à rien, il essaya de chercher des puits, au sens littéral, là aussi aucunes réponses satisfaisantes. Il finit par s’endormir sur ses plans, cartes et autres recherches saugrenues, terrassé par une journée riche en émotions.

Du côté de notre professeur, la soirée était plus sereine et reposante. En rentrant, sa femme avait préparé le dîner, il mangea donc entouré de sa famille et sans se précipiter sur ses recherches. Le dîner finit, il s’installa dans son bureau, se servit une tasse de thé, alluma sa pipe et ouvra un atlas de l’Antiquité et plus spécialement de la Gaule. Il avait beau regarder dans tout les sens, le pays Carnute est trop vaste. C’était comme chercher une aiguille dans une botte de foin ! Jamais nous n’y arriverons, se dit-il.

La nuit se coucha donc sur nos deux amis, les laissant rêver à un avenir prometteur et glorieux. C’est bien le seul moment de la journée, où ceux-ci ne penser pas à leur aventure.

Le lendemain nous deux amis firent comme si de rien était, et se saluèrent froidement devant tout le monde afin de sauvegarder les apparences. La matinée n’en fut pas moins pénible pour notre jeune ami, il était encore préposé au classement des monnaies, une vraie besogne…La journée fut longue, mais pas à cause de l’attente du prochain rendez-vous, mais plus par la difficulté de la tâche qui incombait à notre archéologue en herbe.

Il finit sa journée aux alentours de dix-huit heure, ce qui lui laissait le temps de décompresser, il en profita pour passer à la bibliothèque, histoire de louer un film, et prendre quelques livres sur les Carnutes, il continua sa ballade à travers les rues piétonnes de Chartres, sans but précis, il était plus un acheteur impulsif qu’un acheteur prévoyant…

Il s’installa sur la terrasse de ce café qui faisait l’angle, réputé pour les macarons qu’il confectionne. Le temps était beau, avec très peu de vent, un temps à boire des cafés sur les terrasses et à se pavaner dans les rues commerçantes de cette ville si pittoresque. A l’inverse de leur rendez-vous d’hier, le professeur s’est fait, cette fois-ci, désirer, il arriva presque avec une heure de retard ! Il s’installa, s’excusa de son retard, alluma sa pipe, faisant ces gestes avec une mécanique implacable.

Il commença : « Encore désolé pour le retard, j’ai été retenu, on devait déplacer la mosaïque vers le musée archéologique de Chartres, ce ne fut pas de tout repos ! Bon attaquons le vif du sujet ! J’ai étudié les cartes que je possède chez moi afin de retrouver sur le plan la région Carnute. Le problème est que nous n’avons aucune valeur pour se repérer ! C’est comme chercher une aiguille dans une botte de foin !

- J’ai pu m’en rendre compte hier, j’ai cherché mais je n’avais aucune carte de l’époque et d’ailleurs nous n’avons même pas l’époque de référence. Cela peut-être  un puits construit au début de l’ère Carnute ou bien à son extinction ! J’avais cependant quelques idées de recherches, vous me disiez qu’ils choisissaient un cadre plutôt enchanteur pour installer un puits. J’ai donc pensé, peut-être, ai-je eu tort, qu’il se trouverait dans un cadre boisé. Ou alors, nous pouvons le prendre au sens stricto sensu de l’expression et alors chercher un puits, un vrai !

- Oui, il y a de fortes chances pour que tu aies raison. De toute façon, nous n’avons d’autres pistes, on ne peut pas se payer le luxe d’en écarter une seule. Tiens, je t’ai ramené la carte, qui montre la région Carnute à son apogée. Comme tu peux voir, il y a beaucoup de petites forêts…Cela ne va pas être facile je te le dis, tout de suite !

- Je le sais, mais qui ne tente à rien, n’a rien ! Regardons et cherchons ! ». conclu-t-il.

Ils cherchèrent pendant environ une heure, chacun visant une moitié de la carte. L’un se concentrant sur les forêts, l’autre sur les points d’eau. La recherche était perdue d’avance mais que pouvaient-ils faire d’autre ? La recherche était ponctuée des découvertes de chacun et des «  mais peut-être », « Ah ! Ah non ! ». Le soir commençait à faire apparaître ses premiers prémices, le professeur n’en lâchait pas pour autant sa pipe, ils étaient là rivés sur leur plan, un peu comme si nous étions face à un tableau. Ils cherchaient et cherchaient, loin des méandres et de l’avancement implacable du temps, loin de nos problèmes contemporains, ils savaient que leur découverte serait capitale, et c’est pour cela qu’ils ne voulaient abandonner !

L’heure avançant fort vite, Romain se précipita sur ses horaires de bus, faisant tomber l’amulette sur ceux-ci ! Le professeur s’exclama alors : «  Mon dieu, tu l’as trouvé ! Regarde ! Sur le plan que tu viens d’ouvrir !

- Oh ! Mes aïeux ! Comment dieu est-ce possible ? Les blasphèmes et touts les noms des saints y passèrent…Romain avait, en effet, par inadvertance, trouvé l’emplacement du puits. Les horaires de bus de sa ville, contenant un plan assez précis de Chartres, avec une nomenclature claire pour les touristes…

-La Cathédrale de Chartres était donc construite sur le puits druidiques des Carnutes ! Je n’y avais pensé avant mais les repères sont d’une logique implacable ! L’Eglise Saint-André, bien que de style Roman fut construite sur un amphithéâtre romain…Celui-ci construit sûrement sur une structure similaire et sans doute populaire à l’époque gauloise…Pour ce qui est de l’église Sainte-Foy au sud, elle fut construite sur d’anciennes geôles romaines, sainte Foy étant la sainte des prisonniers…Mais je n’avoue pas comprendre, le pourquoi du comment de l’Eglise Saint-Aignan ! demanda le professeur.

- Mais si, c’est très clair pour moi, on dit que sous l’église de Saint-Aignan, repose la dépouille de ce Saint ayant christianisé la région. Ne serait-il pas possible que celui-ci se soit fait inhumer dans un cimetière déjà existant ? Un cimetière Carnutes ou contenant des restes de Carnutes. Car vous savez tout comme moi, que les chrétiens ont imposé leur religion en se servant des cultes déjà existant, et en les transposant dans leur religion. Mais ils ont fait plus, ils se servaient déjà d’endroits existant comme les temples pour les convertir en basilique. Le reste des bâtiments des cultes païens était voué à la destruction ou à la purification par la construction au-dessus d’églises….

- Peut-être as-tu raison, mais je n’y crois pas, on a trouvé le puits druidique… Et ces trois églises forment un cercle quasi-parfait autour de la cathédrale, c’est incroyable. Deux mille ans après, nous retournerons au puits où nos ancêtres priaient ! Je vais essayer de me renseigner sur l’histoire antique du lieu de la cathédrale, peut-être aurons-nous d’autres surprises…

- Oui mais là, il va y avoir un problème, et si je puis me permettre, un énorme problème…Comment avoir accès au puits si une cathédrale, aussi belle qu’elle puisse être, est construite dessus ? Demanda notre jeune archéologue.

- C’est la question que je vais essayer de résoudre ce soir…Mais en tout état de cause, il y a des souterrains sous la cathédrale…Nous verrons demain…As-tu un numéro où je puisse te joindre ce soir ? Car si je trouve un moyen d’y accéder, il nous faudra du matériel…

- Bien sûr ! Dit-il en lui donnant une de ses cartes de visite. J’ai des pioches chez moi, je verrai…J’essayerai aussi de mon coté de chercher un accès, peut-être sur le site internet de l’évêché…

- Bon je te laisse, et je te téléphone ce soir pour qu’on mette en place notre plan d’attaque !

- Bien, à ce soir alors ! ». Conclu Romain.

Chacun partit dans son coin et se préparait mentalement à la fouille de demain. Romain eut le même comportement que la veille, en plus d’arriver à une heure tardive et sans explication, ce qui finissait par réellement inquiéter ses parents. Après une franche discussion et des explications, l’inquiétude laissa place à la fierté de ceux-ci.

Le professeur rentra et dina avec les plans de la cathédrale sous les yeux, il y avait bien des souterrains sous la cathédrale, les catacombes, et l’un d’entre eux était central, le puits devait s’y trouver…Celui-ci s’étant forgé une intime conviction, appela son jeune ami aux alentours de minuit, inutile de faire part de la surprise des parents de Romain : « Romain, je pense avoir localisé le puits druidique, il y a une galerie principale sous la cathédrale, le puits doit être proche…De toute façon, il doit rester quelques écrits sur les murs de celle-ci…

-D’accord, je n’ai pas eu le temps de voir sur le site de l’évêché et je ne pense pas qu’ils mettront de telles informations sur leur site ! Qu’avons-nous besoin pour demain ?

- Oui je pense aussi, dit-il, en se frottant la barbe. Une lampe de torche, et une pioche, et une pince monseigneur, cela suffira, je les prendrai, j’ai le matériel chez moi. Ainsi, je pourrai le stocker dans ma voiture, et nous pourrons y aller directement !

- Parfait, je dois y aller, mes parents n’aiment pas que je téléphone à cette heure, à demain !

- A demain ! ». Dit-il avant de raccrocher le combiné.

Ils se couchèrent tout deux, mais dormirent très mal, ceci étant, bien sûr, du à l’excitation de l’expédition de demain. Ils se levèrent tout deux, bon pied, bon œil, ils étaient aussi radieux que le soleil du matin. Ils s’étaient habillés en sportifs, peut-être, avaient-ils un peu trop surestimé la mission de la soirée ? Qui le sait ? En tout état de cause, nos deux amis dépareillaient avec leurs survêtements. D’ailleurs, leurs camarades ne s’empêchaient pas de les brimer et de les taquiner dessus…

Par Romain Ravignot de Chevrier - Publié dans : Ecriture - Communauté : L'écriture dans tous ses états
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Mardi 30 juin 2009

Midi sonna, les esprits en profitèrent pour se refroidir, ne serait-ce que le temps du déjeuner…En passant devant la tente où étaient entreposées les découvertes faites durant la matinée. Il vit quelqu’un, du moins une forme, lui faisant signe de venir. Plus il s’avança, plus la forme se précisa. Elle était mince, presque squelettique, il en déduit qu’il devait s’agir de la silhouette du professeur. Il entra dans la tente, il y faisait assez sombre afin de ne pas abîmer les peintures sur les poteries rangées à l’intérieur. Mais l’odeur du tabac, ce tabac que le professeur utilise pour sa pipe, finit par trahir sa présence.

« Monsieur le professeur ? Dit-il.

-Oui…oui !!! Rejoins moi à 19h au café d’en face ! Et tu ne parles de cela à personne ! Vas-t-en maintenant !

-O.K…mais…mais…

-T’es encore là ! Dit-il lapidairement ».

Il rentra très gaiement chez sa grand-mère, chez laquelle il mangeait le midi quand il était au chantier de fouilles. Le professeur était donc au courant pour la carte, mais pourquoi tant de secret autour de cette découverte ? Et à quoi rimait ce rendez-vous ? Qu’allait-il lui annoncer de si confidentiel ?

Quand il entra chez sa grand-mère, il fût submergé par les questions de celle-ci. C’était une grande curieuse et une passionnée de l’archéologie. Elle, aussi, aurait aimé devenir archéologue et fouler la terre des pharaons, mais ce n’était pas la même époque.

Sa grand-mère lui avait préparé des petits pois-carottes, plat d’ordinaire qu’il n’était pas loin d’exécrer, il le mangea sans broncher. Sa grand-mère était fière de son petit gaulois de petit-fils, comme elle l’appelait. Puis, le moment du café fut propice à l’étalage des découvertes faites le matin, Romain n’hésitait pas à surestimer un peu son rôle dans tout cela. Que faut-il ne pas faire pour en mettre plein la vue à sa grand-mère ?

L’après-midi fut radieux, baigné par un soleil qui d’habitude se faisait si timide, en cette période de l’année et surtout dans notre région. Elle fut émaillée de découvertes de poteries, de bijoux gaulois et même d’une mosaïque !

 Plus le rendez-vous se rapprochait, plus l’excitation montait. Romain finit sa journée aux alentours de dix-huit heure trente, et décida d’attendre le professeur dans le café d’en face. Celui-ci était plutôt petit avec une décoration très impersonnelle, un peu comme ces restaurants américains. Notre jeune ami choisit un endroit à l’écart dans ce restaurant, vers le fond, endroit qui bénéficiait d’un peu de pénombre, cela faisait toujours plus mystérieux. Il commanda un café express, celui-ci fut servi accompagné du journal local. Il prit le quotidien avec un air vengeur et se dit qu’un jour, lui aussi, ferait la première page !

Le professeur ne se fit pas attendre, il arriva quelques cinq minutes après celle de Romain, le reconnu de suite et s’installa directement à la table. Il posa sa besace, commanda également un café, alluma sa pipe et dit : «  Allez petit dis moi ce que tu sais !

-Je sais que l’amulette est une carte, qui peut nous mener à un sanctuaire druidique. Le cerf gravé représente le dieu Cernunnos, dieu des animaux sauvages ! Murmura-t-il.

-Le professeur prit son café, en bu une gorgée et repris en reposant sa tasse. C’est tout à fait exact ! Le dieu Cernunnos était l’un des dieux les plus aimé et idolâtré par les Carnutes. Car, la Beauce avant, à l’époque des Carnutes n’avait pas le même paysage qu’on lui connaît aujourd’hui. C’était verdoyant et giboyeux, une région remplie d’animaux sauvages. On pourrait presque la comparer aux films américains avec ces elfes et ces créatures enchanteresses. Une terre propice aux rituels druidiques et à la spiritualité en général.

- Mais pourquoi avoir représenté Cernunnos sur cette amulette ? Il doit y avoir une raison ! lança Romain.

- Mais laisse moi finir mon propos pardi ! Il faut être patient, j’y arrive ! Donc les druides avaient des endroits de prédilection, des endroits dégageant quelque chose de puissant, pour mettre en œuvre leurs rites, on appelle ces lieux des puits. Encore aujourd’hui, nous n’arrivons pas à savoir pourquoi il y a tant d’ondes magnétiques à l’intérieur de ces puits et encore moins comment les Carnutes s’y prenaient pour les trouver. Cernunnos est le dieu de la virilité, des richesses, tu connais ses autres fonctions, si tu as fais des recherches…Le puits druidique où la clé mène est celui de Cernunnos, le dieu adoré des Carnutes.

- Ah je commence à comprendre. Et…

- Laisse-moi finir, j’ai bientôt fini ! Il ne t’a pas échappé que la découverte d’un puits druidique en pays Carnute serait une découverte archéologique majeure et une formidable avancée pour la compréhension de la complexe religion gauloise et plus globalement du druidisme. Avez-vous eu des cours, cette année, sur les grecs ou les romains, plus spécialement sur leur religion ?

- Oui…enfin assez rapidement !

-C’est assez, tu vas comprendre, les Carnutes ont un fonctionnement similaire aux romains ou aux grecs. Ils faisaient un certain nombre d’offrandes à leurs dieux. Ils offraient même parfois des sanctuaires, des statues, des objets de bronze…tout ce qui pouvait avoir de la valeur. Rien n’est trop beau pour les dieux ! Cependant, au bout d’un certain temps, les goûts évoluant et les objets s’entassant d’années en années, il fallait trouver une solution pour les stocker. Quand on offrait aux Dieux un objet, il lui appartenait à tout jamais, c’était pareil pour les temples, quand on décidait de changer la décoration intérieur, on devait garder les pierres, car elles étaient sacrées, elles étaient aux dieux. Les romains et les grecs creusaient alors d’immenses fosses sous les temples et y mettaient les objets et autres ex-voto…Ils étaient ainsi encore dans l’espace sacré du dieu. Les Carnutes, c’étaient la même chose, sauf qu’ils n’avaient pas de temples, ils avaient des puits druidiques…Donc si nous trouvons un puits, nous trouvons un trésor archéologique ! Mais cela ne s’arrête pas là ! On dit que le trésor de l’ordre d’Autricum, ordre qui devait faire survivre les pratiques religieuses gauloises ; s’y trouverait…Quel meilleur endroit pour protéger un trésor que de le jeter dans un puits magique ? Cela reste une légende, mais je ne la prendrai pas à la légère, l’ordre d’Autricum exerçait à Chartres, autrefois Autricum !


- Mon dieu, et vous voulez qu’on fasse la découverte sans que les autres archéologues soient au courant ? Voilà la raison du mystère !

-Absolument pas ! Pourquoi tant de mystère, d’après-vous ? Un trésor de plusieurs siècles d’offrandes vaut combien ? Ce serait l’occasion pour beaucoup de toucher le jackpot. Vous savez tous les archéologues ne sont pas honnêtes, certains n’hésitent pas à fournir des collectionneurs privés. Mais ce n’est pas la seule raison, il est fort probable que le puits druidique se trouve non loin d’une église car les catholiques ont eu beaucoup de mal à éradiquer les croyances gauloises. Ils se servaient aussi de la source très forte en spiritualité pour construire leur église et ainsi dégager cette même sensation. Si nous prouvons cela, l’église sera vue comme une supercherie, car il n’existe plus à leurs yeux de cultes païens.

-N’allez vous pas un peu trop loin ? D’ici à compromettre une découverte archéologique…Dit Romain.

- Non car si les catholiques intégristes attrapent le trésor, que feront-ils à votre avis ? Ils le feront fondre ou disperser, de manière à que cela n’embête pas l’Eglise. Et puis, imagine l’effet boule-de-neige que cela produirait si on découvrait ce trésor, combien se remettrait à croire aux anciens dieux ? Et certains intégristes ne nous laisserons pas faire cela et encore moins fouiller dans leurs églises. Cela doit rester notre recherche et notre découverte, on aime tous deux nos ancêtres, on leur doit bien cela. Et puis, je t’avais prévenu de ne pas te mêler à cette histoire…Maintenant que t’es engagé, il est trop tard, tu dois garder le secret…

-Ah…ça promet d’être dur…je ne sais plus quoi dire…je ne pensais pas qu’il y avait tant d’enjeux…Mais on va faire quoi maintenant, vous avez une piste. Parce que je ne sais pas si vous savez, j’ai été à la bibliothèque, il n’existe aucune carte de la région aux temps des Carnutes. On a une amulette qui nous sert à pas grand-chose…

- Je sais…je sais…j’ai quelques plans chez moi, je vais regarder…on se revoit demain, je les ramènerai demain…Rendez vous-même heure, au salon de thé qui fait l’angle entre la place Marceau et la place du Cygne…On y sera plus à l’aise…Ne sois pas en retard demain ! Je te laisse, passe une bonne soirée et réfléchis pas trop à cette histoire, je m’occupe des plans…

-D’accord, je ferai quand même quelques recherches…A demain, et je ne serai pas en retard ! ».

Romain quitta le café et sauta dans le premier bus qui passa, pas de chance pour lui celui-ci n’était pas un direct, il devait donc marcher un peu pour rentrer, mais cela il s’en moquait, il pensait à ses aventures futures, sa gloire future, et l’importance de la recherche qu’ils mèneraient avec le professeur.

Par Romain Ravignot de Chevrier - Publié dans : Ecriture - Communauté : blog artiste
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Lundi 29 juin 2009

Après deux heures d’attente insoutenable car pressé de montrer sa découverte, le professeur Grindorge arriva. Il était allé déposer les découvertes faites ce matin, au musée archéologique se trouvant non loin de la cathédrale. Notre ami lui fit part de sa découverte et lui présenta le coffre. Il devint tout pale et eu l’air agréablement surpris puis cela évolua vers la satisfaction, un peu comme une personne qui cherche sa vie durant un objet précis et qui le trouve. Il lui demanda s’il en avait touché quelques mots aux autres, et Romain répondit par la négative, ajoutant qu’il était monté aussitôt afin de lui en parler. Il surenchérit par un « bien » puis lui demanda de retourner au classement des monnaies. Ce qui était étrange, c’est que le professeur ne fit part à personne de la découverte…

Au lendemain de la mystérieuse découverte, Romain se pressa de demander au professeur s’il avait réussit à identifier sa découverte passée. Il lui répondit qu’il ne savait pas de quoi il parlait…Etonnant, cette subite indifférence à son égard et surtout de feindre l’ignorance face à cette trouvaille. Il lui cachait quelque chose…Il en était sûr…Il ne pouvait même pas se confier, ni demander aux autres de la campagne car ils ne soupçonnaient même pas l’existence de cette découverte. Romain se replongeait alors pour la journée dans le nettoyage des monnaies trouvées la veille.

Le week-end commençait et notre ami savait déjà ce qu’il en ferait. Il passerait celui-ci à la bibliothèque afin de glaner des informations sur cette étrange amulette trouvée sur le site de fouilles. Heureusement, il serait aidé dans cette difficile quête par les schémas et croquis qu’il avait fait préalablement.

La bibliothèque de Chartres tout juste déplacée dans l’ancienne poste centrale, construite par Brandon comme une petite cathédrale répondant à la Grande. L’intérieur refait, est dépouillé, et laisse place à des bétons bruts de décoffrage et des poutres métalliques apparentes. L’étage qui intéressait le plus notre ami ce samedi, c’est le dernier, là où sont disposés les livres d’art et d’histoire de l’art. Il offre, de surcroît, une fort belle vue sur la cathédrale, une vue très appréciée, à en voir le monde agglutiné aux tables offrant ce panorama tant désiré. Il débuta sa recherche par le peuple Carnute, puis dégraissa et centra sur le sacerdoce et le druidisme…

Après quelques heures de lecture, deux, voire trois, peut-être même quatre heures, le cerf gravé sur le haut de l’amulette était identifié. Il s’agissait du Dieu Cernunnos. Le dieu préféré de nos ancêtres Carnutes, il était surnommé « le maître des animaux sauvages », il était, en outre, le dieu de la virilité, des richesses, des forêts, des animaux, et de la régénération de la vie. Mais que faisait-il donc ici ? Cette question resta sans réponse ce qui frustrait bien notre ami.

Romain ne restant jamais sur une défaite, se plongea dans « les sciences de l’amulette ». Il lu bien des ouvrages, parcouru des livres qui promettaient monts et merveilles quand il tomba enfin sur le bon : «  L’Art des amulettes chez les druides ».

L’amulette et/ou les pendentifs sont comme des clés, ils ouvrent un autre monde, le monde des dieux, ceux-là même qui nous protègent : Cernunnos, Toutatis, Taranis, Esus et Sucellos…C’est aussi pour cela que les druides en confectionnaient tant, ils étaient la clé de la réussite de leurs rituels et cérémonies.

Cependant, à la fin du druidisme et au début de l’ère chrétienne, on leur allouait une autre fonction, plus ostentatoire, celle d’une appartenance à la communauté druidique, elles permettaient même de se repérer. En effet, certaines contenaient des cartes afin de retrouver les sources druidiques.

Petit à petit, cela s’est effacées de la mémoire collective, les sources ont disparu ou ont servi de base « spirituelle » à la construction d’édifices religieux tels que les églises. Romain exultait, si cela se trouve l’amulette trouvée était porteuse d’un plan qui mènerait à une source druidique alors inconnue car aucune n’a été retrouvée dans la région. Quelle trouvaille archéologique de taille ce serait ! Il se voyait déjà poser pour la photographie comme l’avait fait auparavant quatre adolescents avec Lascaux.

Peut-être que le professeur voulait prendre sa découverte et s’approprier à lui seul celle-ci. En attendant, notre ami cherchait à quelle ville ou endroit, la carte de l’amulette renvoyait. La tâche était perdue d’avance, il y avait deux mille ans qui s’était écoulé depuis les Carnutes, les cartes seraient complètement obsolètes et les Carnutes n’étaient pas réputés pour leur sens de l’orientation…

Romain n’attendait plus qu’une chose : que le week-end passe vite, très vite ! Comme à l’habitude, dans ce cas, le week-end lui paru interminablement long. Il passa tout son dimanche devant la télévision, à regarder des documentaires sur l’archéologie, seul remède à son mal.

Le lundi pointa le bout de son nez, notre apprenti archéologue s’était levé aux aurores, il arriva même au chantier avec une demie heure d’avance, lui qui était d’habitude fâché avec la ponctualité.

Le professeur arriva avec cinq minutes de retard, ce qui fit penser, à notre jeune ami, le pire, comme un rhume le paralysant pour la journée…L’adolescent s’avança vers lui d’un pas décidé, avec un air suffisant, peut-être même trop suffisant. Il l’apostropha : « Monsieur ! Monsieur, faut que je vous parle ! Je sais que l’amulette est une carte !

- Chut ! Chut ! S’exclama-t-il. Et puis d’abord je ne vois pas ce dont à quoi vous faites référence ! A cette heure, vous devriez être entrain de continuer les recherches, et fouiller ! Si vous ne le faites pas, je ne vois pas à quoi vous me servez !

-Mais…mais…essaya-t-il de dire.

-Vite coupé par Graindorge. La discussion est close ! Allez… »

Romain enrageait, il était fumas contre le professeur mais surtout contre lui-même, de n’avoir même pas pu en placer une dans la discussion. Il se sentait humilié, son honneur bafoué, ses recherches et le temps passé dessus ne servaient à rien.

Il passa sa matinée à ruminer l’humiliation du matin, cela se voyait à travers son travail. Les coups de pelle, de pinceau étaient nerveux, il n’était pas prêt de décolérer.
Par Romain Ravignot de Chevrier - Publié dans : Ecriture - Communauté : jeune auteur et compositeur
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