Cependant, ils n’étaient plus tout seul…Un homme les avait rejoins et leur demanda se qu’ils faisaient avec ce matériel alors que la cathédrale était fermée au public.
« Nous nous sommes perdu…Ja ! Ja ! Jé suis allemande ! Ja ! Ja ! Répondu Romain.
-Ne te moques pas de moi p’tit, je sais qui vous êtes et vous suis depuis le début. Je sais ce que vous cherchez, mais je ne vais pas vous laissez faire ! Ah ça non ! Les Dieux Carnutes, on les a enterrés en construisant cette cathédrale ! Alors, on va chercher le trésor tous ensemble et surtout, ne me faite pas de faux bonds ! Sinon…L’homme montra à nos amis son révolver encore dans son fourreau…Et après, je vous ligoterai et je ferai disparaître ce trésor…Ah...Ah…Vous avez perdu !
-Ne nous laisserons pas faire…Vous ne pouvez pas gagner ! C’est un immense trésor archéologique, vous allez en priver l’humanité ! Quel homme êtes vous donc ?
- Un catholique ! Un pur ! Un dur ! Et en plus endetté, ça va mettre du beurre dans les épinards…Allez, je n’ai pas toute la nuit, emmenez-moi au trésor !
- Attendez ! Faut que je traduise…Alors…Venez…jusqu’à…Venez jusqu’à moi…être de verre ! ? Qu’est-ce-que cela veut-il dire ? Se dit le professeur.
- Mais Cernunnos, c’est un cerf, un être de terre…lui répondit Romain.
-Allez, on se dépêche ! Grommela le catholique.
- Être de verre….Être de verre…Que veut dire cette métaphore ? Se questionna le professeur.
- Peut-être s’agit-il des vitraux…On est dans un bâtiment où le verre est très présent…Mais ce sont des vitraux gothiques, il n’y a aucun lien...lança Romain.
- Mais c’est bien sûr !! Tu as raison, il doit s’agir des vitraux…Mais Romain, il faut que tu saches que les Carnutes ne sont pas mort du jour au lendemain, ils perdurèrent jusqu’au quinzième siècle. Ils intégrèrent tout les corps de métier et laissèrent dès qu’ils le pouvaient des symboles pour montrer leur appartenance. Malheureusement, on est sûr que leur extinction est définitive au seizième siècle. Donc qu’il doit s’agir d’un vitrail gothique où se trouve un cerf !
- Le Vitrail « Notre-Dame de la Belle Verrière » en contient une tête de cerf tout en bas à
droite ! Répondu l’étrange inconnu. Ce vitrail, l’un des plus connue et admiré de Chartres, représente Marie in Majestas tenant son fils qui
tient lui-même un livre faisant référence à la prédication de Saint Jean-Baptiste.
- Mais oui, le verrier a du vouloir faire de ce vitrail un symbole, et c’est peut-être pourquoi il a crée ce bleu, ce bleu de Chartres, couleur qu’on a jamais pu reproduire, et couleur qui devait
lui rappelait ses ancêtres…continua le professeur.
- Ah !!! Donnez-moi votre pioche, je vais aller creuser seul ! Et vous resterez enfermés dans la crypte jusqu’à ce que la police arrive et vous trouve. C’est fini l’archéologie pour vous ! ». Dit l’intégriste catholique avant de s’enfuir de la crypte et d’enfermer nos compagnons sous terre.
« Que va-t-on faire maintenant ? Dit Romain avec inquiétude.
- Cet homme est le dernier des abrutis…car en aucun cas, le trésor se trouve sous le vitrail…pour la simple est bonne raison que nous nous trouvons au niveau de la plus ancienne cathédrale celle que connu Fulbert, le grand évêque de Chartres ! Et si notre verrier nous a laissé cette piste, je suppose que le trésor se trouve en-dessous du vitrail certes, mais à notre niveau ! murmura le professeur.
-Bravo, Bravo ! On va l’avoir cet intégriste ! Je sais pourquoi vous vous vouliez tant de discrétion…Allez on n’a pas de temps à perdre, surtout quand cet idiot se sera rendu compte de sa bêtise.». Termina Romain.
Ils coururent de toutes leur force jusqu’au transept droit puis le longèrent afin de se retrouver dans le déambulatoire. Chose curieuse, il n’y avait aucun accès, au déambulatoire de ce côté…Et aucune marques de rebouchage…Ils allèrent de l’autre côté, côté où se trouve le transept gauche, il y avait un accès sous le déambulatoire, le contournèrent et encore un mur. Il devait y avoir un problème, il n’y avait aucun accès, sous le vitrail. C’était comme si les compagnons qui construisirent cette cathédrale avait oublié cette partie ou l’avait cloisonnée.
Le professeur s’approcha, toucha les pierres, elles étaient humides…le mastic qui scellaient les pierres entre elles, s’émiettaient ! Nos deux aventuriers s’acharnèrent à desceller les pierres entre-elles au rythme des coups de pioche que plantait le méchant à l’étage supérieur.
Ils dégagèrent deux, trois, quatre, puis cinq énorme pierre. Le professeur par sympathie pour son jeune ami, laissa celui-ci le premier entrer avec sa lampe torche…
« Mon Dieu, il y a une fosse, mon dieu ça brille en-dessous ! Je n’y crois pas ! Oh regardez sur le mur d’en face une énorme tête de cerf dorée…cria Romain.
- Par tout les saints…Mon Dieu…Romain, il est l’heure de faire les gros titres…appelle la police…On va devenir célèbre…On va enfin pouvoir étudier les Carnutes !
- Je le fais de suite ! ». Répondit Romain. Il appela de suite la police pendant que le professeur contemplait sa trouvaille…La tête du cervidé était magnifique, grande, dorée, elle contrastait même par sa bonhommie à la rigueur catholique d’une Marie ou d’un Jésus-Christ. Il n’avait rien vu d’aussi beau de toute sa carrière !
Se trouvait, en dessous un énorme puits, très différent de ce qu’on peut s’imaginer. Il était de forme carrée, avec quelques marches pour y descendre, un peu comme ces cuves baptismales conçues au début de l’ère chrétienne. Le puits était très légèrement humide, la dernière marche donnait accès au puits proprement dit, une sorte de fosse très profonde. Quand Romain agitait sa lampe torche au-dessus de la fosse, le puits s’embrasait littéralement, tous les objets d’argent et d’or reflétant la lumière, on aurait même pu penser que le faisceau de lumière partait du fond du puits ! Sous l’imposante tête de cerf, une sorte d’autel, serti à la façon mérovingienne, d’un grand nombre de pierres, un petit seau avait été fondu dans ce qui semblait être un galet d’argent, ce seau était celui de l’ordre d’Autricum.
Nos deux amis étaient devenus par la force des choses, les deux nouveaux chefs de l’ordre d’Autricum. Ils avaient maintenant en plus d’assumer la découverte d’un tel trésor archéologique, ressusciter les pratiques religieuses perdues et oubliées des Carnutes ! Cela n’allait pas être une mince à faire !
La police arriva quelques dix-minutes après, arrêta l’étrange homme et libéra nos deux compagnons ! Les policiers furent aussi pris de tournis quand ils virent la beauté et l’immensité du trésor ! Déjà une énorme foule se formait au devant de la cathédrale, nos compagnons remontèrent laissant leur trésor seul, pour quelques heures, se firent une rapide beauté, et savourèrent les cinq minutes de gloire que la vie nous offre.
MORALE
Le bien et la vérité triomphent toujours !
Il est toujours bon d’avoir des rêves et de s’en donner les moyens pour les réaliser !
FIN
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